Hola amigos !
je vais vous emmener dans la superbe quebrada des conchas.......mais petite retro juste avant....
paysage des conchas...
nous quittons Salta la linda, samedi 29 movembre...linda veut dire la belle...heuuuuuu je suis peut etre dure sur ce coup la, ou un peu blasée...mais la ville est reputée superbe et d' architecture coloniale...elle ne nous a pas emballé, rien a voir avec Sucre ou Potosi, en Bolivie, ou effectivemment on se croirait plongé dans les années coloniales!
Mais on aime toujours autant ces haltes en ville...parce que ...on est des filles...et pour nous...faire les boutiques...c' est genetique, hi hi !
On a trouvé une solution au probleme de ne pas porter trop de poid...qui nous interdisait tout magasinage !!!
Je vous revèle nos habitudes de vieilles filles.... on arrive en ville, chtit' douche et hop on part en galopant, a la recherche du souvenir inoubliable, on
se laaaaaaaaaaache , et on revient, des sacs plein les bras...et on part....
au correo central, la bonne vieille poste locale, pour livrer le tout en France ! !!
maligne les filles... !!!!
sauf que cette fois..moins de chance , car je vous avoue, une velandeuse ne sait jamais quel jour on est....
""héé chicas, elle est fermée la douane du courrier, on est le week end !!
" gloups dommage pour moi....j ai craqué sur un "magniiiifique Agayo antiguo"..
genre de nappe tissée main et garantie antique, si , si, il me l' a promis le vendeur :-)
nous voila donc samedi 29 novembre au matin , quittant Salta, avec...moi mes 4 kgs de colis perchés sur le dos de gaby, et Sand, plus de chance cette fois, avec
un petit colis...
Ana la postiere...cool...je vais me le trimballer plus de 200kms...
Pas grave, ils visiteront avec nous les fameuses...
Quebrada de conchas....Nous devons prendre une superbe route longeant cette celebre gorge, entourée de montagnes rouges aux formes geologiques surprenantes, car sculptées par le vent l'eau et le temps .....
pour rejoindre Cafayate, 200kms plus loin, ville perdue au milieu des vignes, sur la route des vins..(toujours nord argentine mais je vous laisse
reperer cet itineraire dans la rubrique carte Argentine)...
Cheveux au vent nous partons pressées de decouvrir tout ca, mais pour le moment ca ressemble a notre campagne francaise, des champs verts a perte
de vue, des vaches et veaux a profusion, ne pas oublier que nous sommes au pays de la carne.....ce sont des elevages extensifs, mais au moins ils se nourrissent d' herbe et sont en liberté dans
d'immenses paturages...
Ce qui nous fait dire que nous ne sommes pas en France...ce sont les orangers le long de la route, mais surtout.....les voitures...des tas de chevrolet, des neuves, des
defoncées, des rustiques...et de nombreuses voitures modele 60-70, on se croirait au musée de l'automobile , c'est delirant !
Chevrolet, la voiture officielle !
Nous posons la tente 90 kms plus loin, dans un village appelé las vinas,
dans un camping municipal, car en Argentine il y a bcp de camping, mais c'est souvent le terrain de sport du village qui prend cette appellation, on campe en bordure
de terrain, et les sanitaires sont les vestaires,
...avantage...
ca nous permet de dormir dans les villages, et d ' avoir des douches,
mais par contre cela n'a pas le charme du bivouac, qu'on aime
choisir en fonction de la plus belle vue, du plus beau rio.....seulement nous sommes en zone semi urbaine, et il est tres difficile pour nous de trouver des bivouacs sympas...ou tout simplement
des champs ouverts !
On pose la tente devant les cages sans filet du terrain...geniale notre idée, une partie de foot endiablée commence, gloups, Sand essaie de siester en jonglant entre le ballon...
:-)
Mais ca se termine sans trop de bosses, et comme souvent, par une discussion avec les jeunes et les educateurs, puis par une photo souvenir pour le club...et pour nous aussi
!
Au camping avec le club de foot
Un couple de francais arrive au camping, ils voyagent dans un 4+4 amenagé en camping car...ils sillonnent
l ' amerique du sud pendant 6mois...
C'est tjrs chouette de croiser des compatriotes !.. Sand partage une biere avec eux, et moi...et zutt moi je roonfle deja :-)
Nous reprenons la route de bon matin, le paysage se mue en une vallée de plus en plus etroite et colorée, la terre rougit, la vegetation devient de plus en plus aride,
seuls survivent quelques cactus....haaaaaaaaaaaa on avait dit qu'on ne voulait plus de cactus !!!!!!!.
On longe le rio, par une belle route sinueuse qui le surplombe....
A gauche, la route sinueuse qui longe du rio...
Nos amis francais nous depassent en 4*4 et nous
apprennent qu' un cycliste avec sacoches nous suit de peu ! chouette !!!
faut qu' il nous rattrappe !
On decide de multiplier les poses photos, pipi, gateaux...
On ne veut pas le louper celui là !!!
Ibon, 35 ans, espagnol, prof de sport en congé sabbatique....deboule d'un virage tel un gaucho sur son velo, heuuu cheval (ne pas oublier que nous sommes dans la region des gauchos!)
Pas mal comme descriptif, non ?
Tout pour plaire a une velandeuse :-) ...
the Ibon !!!
on decide de faire un bout de pedale ensemble, evidemment !
Il voyage light, sans tente et est obligé de faire de longues etapes pour arriver dans les villages, mais il a la condition physique pour ca, d' ailleurs il roule sans compteur, il ne veut pas
savoir, il aime bien ce mode de fonctionnement.....
ll a beaucoup voyagé et ne veut plus porter louurd !
Le prochain village est a 100kms...mais comme on est cooool, tout naturellement on lui propose de partager notre tente, ce serait dommage de se separer si vite, et surtout
qu'il loupe l'occasion d'un bivouac dans un decors de reve ! ( bon Sand me dit de bien preciser que l ' idée et l'invit viennent de moi...mais c'est mon coté altruiste, c'est tout !
:-)
La route est jalonnée d' indication touristique, la grotte du diable, l' obelisque, la maison des perroquets.....
l' occasion de poses photos et d'echanges avec d'autres touristes, la plupart Argentin!
D'ailleurs on y recroise 3 Argentins (un avocat, un negociant et son epouse) qui nous avaient posé mille questions en roulant lentement a coté de nous....
ils trouvent completement fou de voyager en velo, alors qu' eux font des milliers de kms très souvent le week end ,en voiture, pour visiter, ce que moi je trouve encore plus fou !
:-)
Mon dieu qu'ils sont bavards ..... on les quitte difficilement afin de reprendre notre route, apres quelques photos souvenirs....
Avec nos 3 argentins
On ne pensait pas que c'etait desert à ce point, on commence a avoir un peu faim....soudain , en bord de route, une casita (petite ferme) indique empanadas et
bebida, genial !!!!
Comme il n'y a a pas de village avant demain, on fait une pose gouter, on a roulé 70kms.....la mamita nous prepare une douzaine de nos chaussons favoris, puis une
autre douzaine pour le diner de ce soir...on a un invité mais rien de bon a lui donner a manger, coool on part avec le repas ! on a toujoursnos pastas et sopa en fond de sac, mais
franchement là on sature et on recule le moment ou les sortir......
Surgissent nos Argentins pour la 3 ème fois...
" Hééé amigos, on arrive manger et boire un coup avec vous !!!!!!! "
Et c'est reparti....
En apprenant que nous allons faire 20h de bus pour Mendoza, ils veulent nous y emmener le week end prochain, ils ont un 4*4 pick up, comme ca ce sera moins fatiguant pour
nous et les velos voyageront dans de bonnes conditions !!!!
Avec Sand on hallucine de cette proposition, qu'on decline car on ne veut pas attendre le week end prochain pour partir ....heuuu non, vraiment merci ,mais on va prendre le bus
mardi , on est trop juste en temps !.....
On se requitte avec de grandes embrassades, ils esperent nous voir demain a midi a Cafayate pour nous inviter a dejeuner...echange de carte et de email " si vous avez un probleme, je
suis avocat ""...
" ahhh oui c'est sur que si on finit derrière les barreaux, tu seras le 1er appelé, Aldo ! "
On quitte la mamita aux empanadas, qui a son tour nous embrasse chaleureusement en nous donnant les traditionnelles recommandations.....
Ybon nous apprend que c'est toujours comme ca, un Argentin, chaleureux et genereux....
Nous trouvons un beau coin sauvage le long du rio pour notre bivouac....
Faut le bichonner notre homme ! !! mais il va surtout falloir s' organiser...! monsieur n'a ni duvet ni matelas...
Apres un succulent repas numero 2 d' empanadas et de thé, le trio part se coucher....
On decide d 'eviter les sorties pipi nocturnes, on a lu que les serpents a sonnettes et les chats sauvages quittent la roche rouge la nuit, pour venir boire au bord du
rio....gloups finalement je prefere les taureaux Boliviens !
Le lendemain nous reprenons la route pour Cafayate
Aujourd'hui nous sommes lundi 1er decembre,nous reprenons la route, un peu embués par une nuit collée serrée.....mais le test est reussi, notre tente de 2places et demi passe très bien a 3 !
Petit a petit nous quittons notre quebrada rouge, la vallée s'elargit, on quitte les bords du rio pour traverser une pampa grillée, puis de nombreux vignobles de toutes beautés et
bizarrement hauts perchés !..
On a rejoint la route des vins ...
Apres un bon resto arrosé du vin du pays, nous quittons Ibon, il aimerait bien partir en Patagonie avec nous , on le garderait bien nous
aussi, helas il rentre en Espagne dans 2 semaines...pour repartir en janvier en Asie..toujours a velo, bien sur...!
mais l' Espagne n'est pas loin, alors on se dit qu'on pourrait faire le canal du midi en velo ensemble, un jour, qui sait !
Les adieux a cafayate
En fin d'apres midi nous sautons dans un bus qui va nous emmener a Bariloche, dans la celèbre region des lacs, aux portes de la Patagonie....
Sand jubile depuis quelques jours....c'est la ville du chocolat, elle ne me parle que de ca, hi hi , alors on a prevu une orgie de chocolat !
Nous allons bientot feter nos 2000 kms de velo...mais pour l'heure, c'est 40h de bus qui nous attendent,, hoooorreur ! avec une halte a Mendoza...c'est de là que je vous ecris....demain
dernière etape de bus...20h encore...apres la visite de bodega et la degustation de bon vin quand meme....!
Notre excursion dans le nord argentin se termine, et avec elle nous quittons les regions ou la tradition et la culture Andine sont si presentes...
C'est l'heure de la 2eme partie de notre voyage....l'heure de decouvrir la patagonie et ses forets de sapins, ses lacs, ses maisons de pecheurs
multicolores, ses fjords et glaciers.....
Un deuxieme choc nous attend, sans aucun doute !
Besos a todos !
Ana
Lundi, nous quittons notre adorable petit hôtel cooconing, après 8 jours de repos à Atacama.
Nous nous dirigeons au poste frontière chilien à l'entrèe de la ville pour attendre un camion : il est 14h... hélas, peu de passage de camions en direction de l'Argentine, à cette heure de la journée ; il fait trop chaud et beaucoup circulent le matin à la fraiche ou dans la nuit.
Après 4h d'attente sous un cagnard d'enfer, nous croisons le camion de Rogelio, un sexagénaire à la bouille fort sympathique.
Son camion porte l'inscription "Jujuy" (ville d'Argentine), alors je me précipite à sa rencontre pour lui demander sa route et si par hasard, il aurait 4 places (2 pour nous et 2 pour les vélos !! lol). Il hésite un moment...
sûrement parce que nous sortons des frontières et qu'íl craint que nous transportions de la drogue. J'insiste en lui disant que nous sommes 2 filles à vélo, et que nous nous sommes
déjà enregistrées à la douane, qu'il n'y a pas de problème...
Temps mort mais il accepte ! Youhouuuuuuu. C'est parti...on charge Santiago et Gaby sous la bâche du camion, Ana prend place sur la couchette arrière et moi, la place du mort (meuh
non !!! c'est juste une expression !! lol).
Son camion est bien confortable... c'est parti pour 7h de trajet, via le Paso Jama, soit 400 kms de route asphaltée, oú nous quittons peu à peu les contreforts des Andes ;
3h de route à + de 4000m, on rencontre encore des lagunes salines, au milieu des montagnes rouges, orangées, jaunes... un spectacle encore magnifique.
Nous regrettons presque de ne pas faire cette portion en vélo car elle nous rappelle un peu le Lipez mais avec la facilité de rouler sur une route bitumée et très peu vallonnée !!
Allez.... on a déjà bien profité et le temps nous est compté maintenant pour rejoindre la Patagonie !!
Nous passons la frontière argentine 160 Kms après avoir quitté Atacama, bercées par les odeurs de coca mélangé au bicarbonate (Eh oui, Rogelio est amateur... ). Il nous
demande de ne pas déclarer nos vélos, tout simplement pour ne pas perdre le temps de descendre les vélos du camion pour la fouille... pas de problème...il fait nuit et froid dehors lorsque
nous enregistrons nos passeports, les douaniers sont bien assis au chaud derrière leur bureau, ils nous demandent juste d´où nous venons, rien de plus.
Un douanier vérifie quand même mes 3 sacoches restées à l'avant du camion : un moment de peur en pensant qu'il reconnaitra des sacoches de vélo, mais nada ! Nous reprenons la route jusqu'à Susques, petite bourgade paumée :
Rogelio doit y récupérer un papier professionnel avant 22h30. Impeccable, nous sommes à Susques à 22h, mais.... trooooop taaaaaaard, la boîte est fermée.
Rogelio était à l'heure de Buenos Aires soit 1h en moins sur sa montre qui l'a induit en erreur !! Nous sommes obligés d'attendre demain matin 8h pour récupérer ce papier.
Comme il y a un petit hôtel pas cher, nous y passons la nuit Ana et moi, après avoir offert le resto à Rogelio.
Lui passera la nuit dans la couchette de son camion, comme d'habitude.
Mardi matin, à 7h30, une dizaine de camions attendent l'ouverture de la boite pour récupérer ce même fichu papier (nous n'avons pas eu plus de détails dessus mais ce doit être important pour
qu'ils attendent si longtemps !!).
Le papier en main, nous reprenons la route pour 2h de descente, via Purmamarca, oú s'achèvera notre trajet en camion pour notre part. Un grand merci à Rogelio pour sa gentillesse et ses pauses photo, juste pour notre plaisir !!
Purmamarca est une petite ville entourée par les montagnes aux couleurs multiples (montagne aux 7 couleurs parait t'il, mais on ne saurait les compter tellement il y a de contrastes).
C'est vraiment curieux et fabuleux de voir ces roches aux teintes roses, rouges, vertes, ocres... amalgames de minerais.
Les couleurs s'amplifient suivant l'ensoleillement de la journée.
Nous nous posons au camping du centre, adossé aux montagnes,
dans un cadre très agréable, profitons du marché local de la plaza, vraiment très joli et coloré, pour finir qq amplettes, goûtons les délicieuses Salteña argentines (spécialité de chaussons fourrés de viande et petits légumes, hâchés menus et relevés avec une sauce piquante, parfois légèrement sucrée...
mmmmm, je vous vois vous lécher les babines, hein ?!!!!).
Purmamarca est une jolie bourgade, où il fait bon flâner, pour une halte d'une après midi. Fin de journée, nous croisons un québecois Claude et sa fille francaise Camille, étudiante pour 2 ans à
Buenos Aires.
Ils s'interrogent sur notre voyage à vélo et souhaitent que l'on dine ensemble le soir.
Moment très sympathique autour d'une table et d'un bon Cabernet sauvignon chilien !!!
Mercredi, nous quittons Purmamarca, sous un soleil magnifique...
ah oui, nous en avons fini de l'altitude, nous sommes à 2500m et aujourd'hui, nous allons descendre sur Jujuy (1200m). Il fait de plus en plus chaud, nous quittons les montagnes pelées pour une
atmosphère nous rappelant le début de notre voyage, en amazonie... forêts denses, humidité, eucalyptus, mimosas... quel contraste en si peu de jours !!!
La route est un faux plat descendant, bitumé bien sûr, qui nous mène en 3h et 65 Kms plus loin à Jujuy. Petite pause déjeuner, avant de reprendre la route pour El Carmen et son
camping.
Superbe camping, où nous sommes la seule tente au milieu de qq hectares de terrain boisé...
cooooool, des sanitaires pour nous toutes seules !!!
La belle vie quoiiiii !!
Comme nous sommes passées au supermarché faire qq achats pour le repas du soir, nous nous régalons enfin de pouvoir manger autre chose que notre pates/soupes du soir.
Vive le fromage de chèvre, les yaourts, le jus de pamplemousse, la brioche du matin... beaucoup de variétés que l'on n'avait pas en Bolivie !!
Ca fait plaisir aux papilles !!!
Par contre, qui dit chaleur et humidité, dit moustiiiiiiiiiiques !!! Horreur ... une nuit d'enfer dans un si joli camping, quel gâchi !!!
On s'est littéralement fait bouffé ...
impossible de se réfugier contre toutes ces attaques de mosquitos fous : dans la tente, sur notre matelas en dehors de la tente, rien n'y fait... ils ont faim !!!! et nous tellement
sommeil mais impossible de fermer un oeil avec des bourdements d'oreille incessants.
On s'en souviendra !!
Au petit matin, mines déconfites et un peu boursoufflées...
vivement la patagonie, le froid, le vent, la pluie !!!!
Cette journée de pédalage sera merveilleuse : nous prenons la route de la corniche pour arriver à Salta, route qui traverse une forêt luxuriante avec senteurs exotiques,
chants d'oiseaux superbes...comme dans un rêve, le tout à l'ombre des arbres qui nous donnent un peu de leur fraîcheur avant de retrouver la chaleur étouffante de la grande ville.
Salta.
Halte de 1 jour et demi :
petit hôtel, petits restos, marché artisanal, encore et encore... on ne s'en lasse pas ... sans oublier Mojito et Pisco Sour pour fêter notre arrivée en Argentine !!
Demain samedi, nous reprenons les vélos pour rejoindre Cafayate en 3 à 4 jours. La route est parait t'il fabuleuse...
Puis de Cafayate, nous prendrons un bus via Mendoza (14h) et Bariloche (20h), où commencera notre voyage en patagonie !!!
Bisous à tous et à très bientôt.
Sandrine
Fin de notre week end en solo ! alors vous allez avoir droit a deux resumés et deux voyages differents...elle est pas belle, votre vie ! :-)
toutes les photos dans l'album 10, Atacama.... (horrreurrrur !!! toutes les legendes des albums ont disparu ! faudra deviner....greeee) !!!!
L' ASCENSION DU LICANCABUR PAR SANDRINE.... Echec et maté (de coca) lol
Bouuuuuuuuuuuh.... Le sommet du Licancabur restera un rêve : altitude atteinte 5500m avec un mal aigü !!
Rétrospective.
Suite aux oedêmes d'Ana dans le Lipez, l'altitude lui a été contre-indiquée, donc c'est seule finalement que j'envisage cette ascension, mais je ne voulais en rien la râter : j'ai tellement vu d'images de ce sommet conique et majestueux, avec sa vue plongeante sur la Lagune Verde, qu'il fallait que j'aille voir de mes propres yeux !!! Et puis, j'avais envi de changer un peu du vélo. Mon goût pour la montagne n'a pas changé, j'aime toujours autant marcher, alors le Licancabur était THE sommet idéal pour un bon trip en montagne.
Fin de semaine, une agence me trouve 2 autres clients (des brésiliens) sans expérience aucune de la montagne ni de l'altitude. Pas de souci, l'expé se fait sur 2 jours avec un trek d'acclimatation de 4 à 5h entre 4000m et 5000m pour le 1er jour. Je pars confiante et déjà rêveuse de ce sommet qui culmine à près de 6000m (5970m exactement). La veille du départ (vendredi), je retourne à l'agence pour les dernières formalités ; Jorge, notre guide, me donne rendez-vous le lendemain à 14h. OK pas de problèmes. Samedi matin, je passe à l'agence récupérer chaussures, sac à dos et bâtons, et aïe, mauvaise surprise, les brésiliens sont encore dans leur lit (la ballade de la veille les a fatigué), du coup on décalle l´heure du départ à 16h (c'est mal parti pour le trek d'acclimat. !! ). En plus, l'agence n'a pas ma taille de chaussures, donc au final, je garderai mes shoes de vélo (bonne semelle vibram, mais elles ne sont pas montantes, plus difficile pour la descente dans les pierriers). Tanpis. Je me fais un bon plat de pâtes vers 15h, garnis mon sac à dos de qq vêtements chauds et pars rejoindre mon groupe pour 16h. Ca trainasse à fond, qq problèmes à la douane chilienne pour sortir de la ville, à 18h nous quittons San Pedro de Atacama et nous arrivons au refuge de la laguna Blanca (en Bolivie) à 19h30, juste de quoi se poser, et manger avant de partir au lit. Pas de trek d'acclimatation aujourd'hui, nous sommes à 4200m d'altitude. La nuit ne sera pas très reposante pour moi , je couve un mal de gorge avec une douleur lancinante dans l'oreille et mon nez est bouché. J'angoisse de ne pouvoir faire le sommet dans de bonnes conditions, ça tombe vraiment mal. Jorge nous oblige à boire très régulièrement pour éviter les meffets de l'altitude. Lever 3h du matin, après un bon ptt dej. consistant, il nous faut préparer nos sacs (3L d'eau, qq barres de céréales, chocolat, cacahuètes, fruits). Thomas, le guide bolivien (obligatoire pour faire l'ascension du Licancabur côté bolivien) se joint à l'équipée. Le 4*4 nous emmène au point de départ de l'ascension, à 4600m environ. Nous attaquons le trek à 5h30, le jour commence tout juste à se lever, un rayon de soleil illumine le sommet du Licancabur, ambiance minérale... l'ascension du géant se fait par un petit chemin dessiné dans un énorme pierrier raide. Je ne m'attendais pas à ce type de terrain, pas facile car il faut toujours regarder oú l'on met les pieds pour ne pas chuter sur une pierre. Jorge prend en charge les 2 jeunes brésiliens (Claudia et William, frère et soeur), tandis que je pars devant avec Thomas, le guide bolivien. Nous avons un bon rythme dès le départ, je me sens plutôt bien. Les heures défilent, nous dominons de plus en plus la Laguna Verde dont la couleur s'éclaircit au fur et à mesure de la matinée, elle devient de + en + verte, un vert d'eau magnifique, tellement limpide.
Nous atteignons bientôt les 5000m ; c'est là que les diffiultés commencent. Je me sens de moins en moins de force dans les jambes, malgré les arrêts réguliers pour boire et manger, mais peut être pas suffisants encore. Je prends mal à la tête et je sens que les 1ers symptômes de l'altitude sont là. Le groupe de Jorge est 200m plus bas et avance très lentement. Mon guide Thomas s'arrête tous les 30m de montée pour me faire souffler, mais ca devient vraiment dur. Mes jambes ne me portent plus, je sens que le mental flanche. 5450m... Jorge et les 2 brésiliens font demi tour. On monte depuis plus de 6h, il reste encore 500m à faire, et je réalise que mes forces s'amenuisent : essouflement, mal de tête, grosse fatigue... on fait tirer jusqu'à 5500m et je dis à Thomas "Stop, no puedo mas". J'immortalise une dernière fois la vue sur la Laguna Verde, je n'aurai pas le plaisir de découvrir le sommet, ni le petit lac qui se trouve au sommet, tanpis... j'ai pu voir cette magnifique Laguna Verde d'en haut, c'est ce que je souhaitais le plus !! Nous rejoingnons Jorge, Claudia et William dans la descente : Jorge en me voyant décide de me mettre un peu sous oxygène, je suis essouflée et mon mal de tête ne passe pas, voire s'amplifit. J'ai sûrement trop fait tiré. 3h de descente, avant de retrouver le 4*4. Nous repassons au refuge de la Lagune Blanca, je suis défoncée par l'altitude, et me couche 1 bonne heure pour récupérer de ces qq 10h de marche. Retour à Atacama en fin de journée. Chouette trip même si on n'est pas allé au bout. J'en garderai un merveilleux souvenir et le groupe était vraiment très sympa.
Sandrine
LE DESERT D ATACAMA A VELO PAR ANA....
Une chose est sur...un tel parcours sans connaitre la region est impossible...
Zigzaguer entre les pitons de sable, descendre dans les gorges apparaissants au detour d' une crevasse...ne pas se perdre, surtout, et ne pas louper l'inloupable !
C' est un luxe d'avoir un guide pour soi seule, mais il n' y a pas d autres solutions si l'on veut vraiment parcourir le coeur du desert, les tours prévus en groupe se font en 4X4 uniquement, et il ne risque pas de se faufiler dans tous ces dedales de sable et rochers.....
Waldo tient un atelier de reparation de bicicleta a Atacama, en extra il accompagne des touristes sur demande..il est fou de cross et participe aux courses de la region...c'est super Waldo !...
Je pense qu' il a voulu m'achever...140kms en deux jours a parcourir son desert...Waldooooo, c' est pas le rythme d'une velandeuse, là, atteeeennd moi !!!!
Deux magnifiques journées...
A traverser la vallée de la luna, qu'on ne presente plus,
A remonter les cretes sableuses qui dominent la vallée de la muerte (qui est une deformation du mot mars en rapport a son rouge profond comme semble -il la planete..)..
A devaler les dunes pour rejoindre les pitons sableux de cette fameuse vallée, (heuuu Waldooo...tu descends a 70kms heure...et moi je fais comment ? )
A ramper dans des grottes pour ressortir quelques rochers plus loin...
A parcourir la vallée du diable, qui est un labyrinthe ou regne une chaleur accablante, sur des kms on ne voit rien, seulement ces immenses tours de sable, la chaine de la cordillière disparait totalement, on n'a plus aucun reperes...(heuuu Waldooo, t'eloignes pas trop de moi !!! :-)
A deboucher de maniere innatendu sur un oasis, ou la vue de l'eau dans cette fournaise indescriptible, est un vrai mirage, mais surtout un vrai plaisir (heuuu Waldoo, une ptit' sieste les pieds (qui fument) dans l'eau, c'est bien dans mon programme ? ) ....
A traverser une pampa grillée pour.... (heuu Waldo, tu m'as habitué a mieux, yen a pour longtemps avant de rejoindre tes piscines salées ? )
Et bien pour finir par arriver dans la region des lagunes, tellement chargées en sel qu' on y flotte comme dans la mer morte...
Merci Waldo pour ses deux jours inoubliables !
le desert d'Atacama n'a pas a mes yeux la magie et la beauté du desert du Lipez Bolivien, il est très aride et ca le rend hostile a mes yeux, mais croyez moi, il merite lui aussi d'etre exploré et admiré... ..
Ana
Un grand merci à Djamel, des usines Lafuma d'Anneyron, pour son accueil, sa disponibilité et leur générosité !
1000 Mercis à Patrice, pour avoir construit une Vagabonde à la mesure de Sandrine et pour son professionnalisme.
Les magasins Expé nous offrent -20% de remise sur tout le magasin ! un grand merci pour leur aide et pour
leur judicieux conseils.
La société immobilière Lamy m'accorde un congé de 4mois, 1000 mercis à Fatiha et Jean Claude, Catherine et
Christèle qui me permettent de réaliser ce rêve!
Anne laure Dubet
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Sandrine Robin
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