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Vendredi 28 novembre 2008

Lundi, nous quittons notre adorable petit hôtel cooconing, après 8 jours de repos à Atacama. 


Nous nous dirigeons au poste frontière chilien à l'entrèe de la ville pour attendre un camion : il est 14h... hélas, peu de passage de camions en direction de l'Argentine, à cette heure de la journée ; il fait trop chaud et beaucoup circulent le matin à la fraiche ou dans la nuit.


 Après 4h d'attente sous un cagnard d'enfer, nous croisons le camion de Rogelio, un sexagénaire à la bouille fort sympathique.

Son camion porte l'inscription "Jujuy" (ville d'Argentine), alors je me précipite à sa rencontre pour lui demander sa route et si par hasard, il aurait 4 places (2 pour nous et 2 pour les vélos !! lol). Il hésite un moment... 


sûrement parce que nous sortons des frontières et qu'íl craint que nous transportions de la drogue. J'insiste en lui disant que nous sommes 2 filles à vélo, et que nous nous sommes déjà enregistrées à la douane, qu'il n'y a pas de problème...

Temps mort mais il accepte ! Youhouuuuuuu. C'est parti...on charge Santiago et Gaby sous la bâche du camion, Ana prend place sur la couchette arrière et moi, la place du mort (meuh non !!! c'est juste une expression !! lol).

Son camion est bien confortable... c'est parti pour 7h de trajet, via le Paso Jama, soit 400 kms de route asphaltée, oú nous quittons peu à peu les contreforts des Andes ;

3h de route à + de 4000m, on rencontre encore des lagunes salines, au milieu des montagnes rouges, orangées, jaunes... un spectacle encore magnifique.

Nous regrettons presque de ne pas faire cette portion en vélo car elle nous rappelle un peu le Lipez mais avec la facilité de rouler sur une route bitumée et très peu vallonnée !!

Allez.... on a déjà bien profité et le temps nous est compté maintenant pour rejoindre la Patagonie !!

Nous passons la frontière argentine 160 Kms après avoir quitté Atacama, bercées par les odeurs de coca mélangé au bicarbonate (Eh oui, Rogelio est amateur... ). Il nous demande de ne pas déclarer nos vélos, tout simplement pour ne pas perdre le temps de descendre les vélos du camion pour la fouille... pas de problème...il fait nuit et froid dehors lorsque nous enregistrons nos passeports, les douaniers sont bien assis au chaud derrière leur bureau, ils nous demandent juste d´où nous venons, rien de plus.

Un douanier vérifie quand même mes 3 sacoches restées à l'avant du camion : un moment de peur en pensant qu'il reconnaitra des sacoches de vélo, mais nada ! Nous reprenons la route jusqu'à Susques, petite bourgade paumée :

Rogelio doit y récupérer un papier professionnel avant 22h30. Impeccable, nous sommes à Susques à 22h, mais.... trooooop taaaaaaard, la boîte est fermée.

Rogelio était à l'heure de Buenos Aires soit 1h en moins sur sa montre qui l'a induit en erreur !! Nous sommes obligés d'attendre demain matin 8h pour récupérer ce papier.

Comme il y a un petit hôtel pas cher, nous y passons la nuit Ana et moi, après avoir offert le resto à Rogelio.

Lui passera la nuit dans la couchette de son camion, comme d'habitude.

Mardi matin, à 7h30, une dizaine de camions attendent l'ouverture de la boite pour récupérer ce même fichu papier (nous n'avons pas eu plus de détails dessus mais ce doit être important pour qu'ils attendent si longtemps !!).


Le papier en main, nous reprenons la route pour 2h de descente, via Purmamarca, oú s'achèvera notre trajet en camion pour notre part. Un grand merci à Rogelio pour sa gentillesse et ses pauses photo, juste pour notre plaisir !! 

 

Purmamarca est une petite ville entourée par les montagnes aux couleurs multiples (montagne aux 7 couleurs parait t'il, mais on ne saurait les compter tellement il y a de contrastes).

C'est vraiment curieux et fabuleux de voir ces roches aux teintes roses, rouges, vertes, ocres... amalgames de minerais.

Les couleurs s'amplifient suivant l'ensoleillement de la journée.


 

 

 Nous nous posons au camping du centre, adossé aux montagnes,

dans un cadre très agréable, profitons du marché local de la plaza, vraiment très joli et coloré, pour finir qq amplettes, goûtons les délicieuses Salteña argentines (spécialité de chaussons fourrés de viande et petits légumes, hâchés menus et relevés avec une sauce piquante, parfois légèrement sucrée...

mmmmm, je vous vois vous lécher les babines, hein ?!!!!).


 

Purmamarca est une jolie bourgade, où il fait bon flâner, pour une halte d'une après midi. Fin de journée, nous croisons un québecois Claude et sa fille francaise Camille, étudiante pour 2 ans à Buenos Aires.

Ils s'interrogent sur notre voyage à vélo et souhaitent que l'on dine ensemble le soir.

Moment très sympathique autour d'une table et d'un bon Cabernet sauvignon chilien !!!

Mercredi, nous quittons Purmamarca, sous un soleil magnifique...

ah oui, nous en avons fini de l'altitude, nous sommes à 2500m et aujourd'hui, nous allons descendre sur Jujuy (1200m). Il fait de plus en plus chaud, nous quittons les montagnes pelées pour une atmosphère nous rappelant le début de notre voyage, en amazonie... forêts denses, humidité, eucalyptus, mimosas... quel contraste en si peu de jours !!!

La route est un faux plat descendant, bitumé bien sûr, qui nous mène en 3h et 65 Kms plus loin à Jujuy. Petite pause déjeuner, avant de reprendre la route pour El Carmen et son camping.

Superbe camping, où nous sommes la seule tente au milieu de qq hectares de terrain boisé...

cooooool, des sanitaires pour nous toutes seules !!!

La belle vie quoiiiii !!


 

Comme nous sommes passées au supermarché faire qq achats pour le repas du soir, nous nous régalons enfin de pouvoir manger autre chose que notre pates/soupes du soir.

Vive le fromage de chèvre, les yaourts, le jus de pamplemousse, la brioche du matin... beaucoup de variétés que l'on n'avait pas en Bolivie !!

Ca fait plaisir aux papilles !!!

Par contre, qui dit chaleur et humidité, dit moustiiiiiiiiiiques  !!! Horreur ... une nuit d'enfer dans un si joli camping, quel gâchi !!!

On s'est littéralement fait bouffé ...

impossible de se réfugier contre toutes ces attaques de mosquitos fous : dans la tente, sur notre matelas en dehors de la tente, rien n'y fait... ils ont faim !!!! et nous tellement sommeil mais impossible de fermer un oeil avec des bourdements d'oreille incessants.

On s'en souviendra !!

Au petit matin, mines déconfites et un peu boursoufflées...

vivement la patagonie, le froid, le vent, la pluie !!!!

Cette journée de pédalage sera merveilleuse : nous prenons la route de la corniche pour arriver à Salta, route qui traverse une forêt luxuriante avec senteurs exotiques, chants d'oiseaux superbes...comme dans un rêve, le tout à l'ombre des arbres qui nous donnent un peu de leur fraîcheur avant de retrouver la chaleur étouffante de la grande ville.


 

Salta.

Halte de 1 jour et demi :

petit hôtel, petits restos, marché artisanal, encore et encore... on ne s'en lasse pas ... sans oublier Mojito et Pisco Sour pour fêter notre arrivée en Argentine !!

Demain samedi, nous reprenons les vélos pour rejoindre Cafayate en 3 à 4 jours. La route est parait t'il fabuleuse...

Puis de Cafayate, nous prendrons un bus via Mendoza (14h) et Bariloche (20h), où commencera notre voyage en patagonie !!!


Bisous à tous et à très bientôt.


Sandrine  

Par Les Vél' Andeuses
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Dimanche 23 novembre 2008

Fin de notre week end en solo ! alors vous allez avoir droit a deux resumés et deux voyages differents...elle est pas belle, votre vie ! :-)

toutes les photos dans l'album 10, Atacama.... (horrreurrrur !!! toutes les legendes des albums ont disparu ! faudra deviner....greeee) !!!!

 

L' ASCENSION DU LICANCABUR PAR SANDRINE.... Echec et maté (de coca) lol

 

Bouuuuuuuuuuuh.... Le sommet du Licancabur restera un rêve : altitude atteinte 5500m avec un mal aigü !!

Rétrospective.

Suite aux oedêmes d'Ana dans le Lipez, l'altitude lui a été contre-indiquée, donc c'est seule finalement que j'envisage cette ascension, mais je ne voulais en rien la râter : j'ai tellement vu d'images de ce sommet conique et majestueux, avec sa vue plongeante sur la Lagune Verde, qu'il fallait que j'aille voir de mes propres yeux !!! Et puis, j'avais envi de changer un peu du vélo. Mon goût pour la montagne n'a pas changé, j'aime toujours autant marcher, alors le Licancabur était THE sommet idéal pour un bon trip en montagne.

Fin de semaine, une agence me trouve 2 autres clients (des brésiliens) sans expérience aucune de la montagne ni de l'altitude. Pas de souci, l'expé se fait sur 2 jours avec un trek d'acclimatation de 4 à 5h entre 4000m et 5000m pour le 1er jour. Je pars confiante et déjà rêveuse de ce sommet qui culmine à près de 6000m (5970m exactement). La veille du départ (vendredi), je retourne à l'agence pour les dernières formalités ; Jorge, notre guide, me donne rendez-vous le lendemain à 14h. OK pas de problèmes. Samedi matin, je passe à l'agence récupérer chaussures, sac à dos et bâtons, et aïe, mauvaise surprise, les brésiliens sont encore dans leur lit (la ballade de la veille les a fatigué), du coup on décalle l´heure du départ à 16h (c'est mal parti pour le trek d'acclimat. !! ). En plus, l'agence n'a pas ma taille de chaussures, donc au final, je garderai mes shoes de vélo (bonne semelle vibram, mais elles ne sont pas montantes, plus difficile pour la descente dans les pierriers). Tanpis. Je me fais un bon plat de pâtes vers 15h, garnis mon sac à dos de qq vêtements chauds et pars rejoindre mon groupe pour 16h. Ca trainasse à fond, qq problèmes à la douane chilienne pour sortir de la ville, à 18h nous quittons San Pedro de Atacama et nous arrivons au refuge de la laguna Blanca (en Bolivie) à 19h30, juste de quoi se poser, et manger avant de partir au lit. Pas de trek d'acclimatation aujourd'hui, nous sommes à 4200m d'altitude. La nuit ne sera pas très reposante pour moi , je couve un mal de gorge avec une douleur lancinante dans l'oreille et mon nez est bouché. J'angoisse de ne pouvoir faire le sommet dans de bonnes conditions, ça tombe vraiment mal. Jorge nous oblige à boire très régulièrement pour éviter les meffets de l'altitude. Lever 3h du matin, après un bon ptt dej. consistant, il nous faut préparer nos sacs (3L d'eau, qq barres de céréales, chocolat, cacahuètes, fruits). Thomas, le guide bolivien (obligatoire pour faire l'ascension du Licancabur côté bolivien) se joint à l'équipée. Le 4*4 nous emmène au point de départ de l'ascension, à 4600m environ. Nous attaquons le trek à 5h30, le jour commence tout juste à se lever, un rayon de soleil illumine le sommet du Licancabur, ambiance minérale... l'ascension du géant se fait par un petit chemin dessiné dans un énorme pierrier raide. Je ne m'attendais pas à ce type de terrain, pas facile car il faut toujours regarder oú l'on met les pieds pour ne pas chuter sur une pierre. Jorge prend en charge les 2 jeunes brésiliens (Claudia et William, frère et soeur), tandis que je pars devant avec Thomas, le guide bolivien. Nous avons un bon rythme dès le départ, je me sens plutôt bien. Les heures défilent, nous dominons de plus en plus la Laguna Verde dont la couleur s'éclaircit au fur et à mesure de la matinée, elle devient de + en + verte, un vert d'eau magnifique, tellement limpide.

Nous atteignons bientôt les 5000m ; c'est là que les diffiultés commencent. Je me sens de moins en moins de force dans les jambes, malgré les arrêts réguliers pour boire et manger, mais peut être pas suffisants encore. Je prends mal à la tête et je sens que les 1ers symptômes de l'altitude sont là. Le groupe de Jorge est 200m plus bas et avance très lentement. Mon guide Thomas s'arrête tous les 30m de montée pour me faire souffler, mais ca devient vraiment dur. Mes jambes ne me portent plus, je sens que le mental flanche. 5450m... Jorge et les 2 brésiliens font demi tour. On monte depuis plus de 6h, il reste encore 500m à faire, et je réalise que mes forces s'amenuisent : essouflement, mal de tête, grosse fatigue... on fait tirer jusqu'à 5500m et je dis à Thomas "Stop, no puedo mas". J'immortalise une dernière fois la vue sur la Laguna Verde, je n'aurai pas le plaisir de découvrir le sommet, ni le petit lac qui se trouve au sommet, tanpis... j'ai pu voir cette magnifique Laguna Verde d'en haut, c'est ce que je souhaitais le plus !! Nous rejoingnons Jorge, Claudia et William dans la descente : Jorge en me voyant décide de me mettre un peu sous oxygène, je suis essouflée et mon mal de tête ne passe pas, voire s'amplifit. J'ai sûrement trop fait tiré. 3h de descente, avant de retrouver le 4*4. Nous repassons au refuge de la Lagune Blanca, je suis défoncée par l'altitude, et me couche 1 bonne heure pour récupérer de ces qq 10h de marche. Retour à Atacama en fin de journée. Chouette trip même si on n'est pas allé au bout. J'en garderai un merveilleux souvenir et le groupe était vraiment très sympa.

 

Sandrine      

 

 

 

LE DESERT D ATACAMA A VELO PAR ANA....

 

Une chose est sur...un tel parcours sans connaitre la region est impossible...

Zigzaguer entre les pitons de sable, descendre dans les gorges apparaissants au detour d' une crevasse...ne pas se perdre, surtout, et ne pas louper l'inloupable !

C' est un luxe d'avoir un guide pour soi seule, mais il n' y a pas d autres solutions si l'on veut vraiment parcourir le coeur du desert,  les tours prévus en groupe se font en 4X4 uniquement, et il ne risque pas de  se faufiler dans tous ces dedales de sable et rochers.....

 

Waldo tient un atelier de reparation de bicicleta a Atacama,  en extra il accompagne des touristes sur demande..il est fou de cross et participe aux courses de la region...c'est super Waldo !...

Je pense qu' il a voulu m'achever...140kms en deux jours a parcourir son desert...Waldooooo, c' est pas le rythme d'une velandeuse, là, atteeeennd moi !!!!

Deux magnifiques journées...

A traverser  la vallée de la luna, qu'on ne presente plus,

A remonter les cretes sableuses qui dominent la vallée de la muerte (qui est une deformation du mot mars en rapport a son rouge profond comme semble -il la planete..)..

A devaler les dunes pour rejoindre les pitons sableux de cette fameuse vallée, (heuuu Waldooo...tu descends a 70kms heure...et moi je fais comment ? )

A ramper dans  des grottes  pour ressortir quelques rochers plus loin...

A parcourir la vallée du diable, qui est un labyrinthe ou regne une chaleur accablante,  sur des kms on ne voit rien, seulement ces immenses  tours de sable, la chaine de la cordillière disparait totalement, on n'a plus aucun reperes...(heuuu Waldooo, t'eloignes pas trop de  moi !!! :-)

A deboucher de maniere innatendu sur un oasis, ou la vue de l'eau dans cette fournaise indescriptible, est un vrai mirage, mais surtout un vrai plaisir (heuuu Waldoo, une ptit' sieste les pieds (qui fument) dans l'eau,  c'est bien  dans mon programme ? ) ....

A traverser une pampa grillée pour.... (heuu Waldo, tu m'as habitué a mieux, yen a pour longtemps avant de rejoindre tes piscines salées ? )

Et bien pour finir par  arriver dans la region des lagunes, tellement chargées en sel qu' on y flotte comme dans la mer morte...

 

Merci Waldo pour ses deux jours inoubliables

 le desert d'Atacama n'a pas a mes yeux la magie et la beauté du desert du Lipez Bolivien, il est très aride et ca le rend hostile a mes yeux, mais croyez moi, il merite lui aussi d'etre exploré et admiré... ..

 

Ana

 

Par Les Vél' Andeuses
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Vendredi 21 novembre 2008

Un coucou de San Pedro d Atacama.....

adorable village tout en adobe ( melange de terre et paille) ultra pittoresque et ultra touristique...paumé en plein desert...( fé chaaaaaaaaaaaaaaaud !!! ) ou nos jours de repos, menu gastro, boutique a gogo et mojitos se terminent...

On creche dans un petit hotel routard avec patio et hamac, avec jouissance d' une geniale cuisine ou l'on se croit a la maison ! petit dej en pyjama au soleil....farniente...dolce vita !

Mais ce week end...les velandeuses se separent...mais pour deux petits jours seulement !  :-)

  Sandrine part trekker et realiser l'ascension  du Licancabur, superbe volcan conique de 5985m , rien que ca !

Il offre  une vue panoramique sur le sud lipez Bolivien...sable , lagune et volcans..et donc sur la piste des lagunes  que nous avons parcouru..... elle  a les jambes qui veulent maaaaarcher ! elle est ravie...un guide a elle toute seule, et en plus, il  est plutot...pas mal, hihihi !

  Ana part rouler dans le desert d Atacama, avec un guide-cyclo a elle toute seule  elle aussi, on se refuse rien,  à la decouverte de la vallée de la lune, vallée de la muerte, du salar et des lagunes d atacama.....elle a les jambes qui  veulent rouuuuler ! Bon surtout l ' avis medical d Atacama, suite oedeme, m' interdit de reprendre de l 'altitude...mais aucun regret,  je prefere parcourir ce mythique desert a velo et j'avoue que je n'ai plus trop  envie de trekker, je veux rester sur ma bicicleta !!!

 

On se retrouvera dimanche pour feter notre depart...a ARGENTINA ! youhhhhhhou, vivement qu' on reprenne notre maison ambulante !

  Lundi direction Salta....en camion stop jusqu au passo jama, en passant par la montagne aux 7 couleurs,  et en traversant des tas de petits villages pittoresques, en fait comme on va delaisser les autres ascensions de volcans prevus, on se rajoute ce petit crochet, nos copains cyclos allemands nous l' ont tellllement ventés, avant de faire un saut de camion en Patagonia, a Bariloche, pour partir a la decouverte de la region des lacs, icebergs, glaciers et forets !

 

Besos a todos, passez un bon week end pluvieux ( ahhh non, pas cool là ana, :-)  )

 

Par Les Vél' Andeuses
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Dimanche 16 novembre 2008
Hola Amigos ! nous voila de retour ! ou plutot  enfin  arrivées.!!!

Nous venons de terminer notre traversée  du sud Lipez, donc quitter la Bolivie pour rejoindre le Chili !
Il nous a fallu 12 jours...460kms parcourus entre Uyuni.., derniere grande ville du sud de la Bolivie,  et San Pedro de Atacama, ville posée au milieu du desert du meme nom, au nord du Chili...

le coeur du lipez...



12 jours de paysages fous, de lagunes multicolores, de salar sans noms, de volcans imposants, mais aussi de délires, de folie,  de soupes aux pastas qu' on ne peut plus voir en peinture,  de gonflements, d'essouflements, de sable, de vent, de rires, de mal de montagne, de peur aussi....
Croyez nous, on a le sentiment de revenir du bout du monde !

Petite retro. de cette traversée tant redoutée et adorée du monde cyclo...

je vais plutot essayer de vous raconter  nos emotions, pour le paysage, je pense que  l 'album photo du LIPEZ  le fera sans doute mieux que moi, tellement il est difficile de decrire ces paysages d' un autre monde....

c' est parti !


 La traversée du sud lipez est pour nous, L' ETAPE qui nous a fait fantasmer , parler et cogiter pendant une année..on s'est posé la question...que faire...on  se lance ou pas, on se fait tranférer en 4+4 comme la plupart des cyclos ou pas....mais il n' y a qu'à trainer sur les forums  pour comprendre....c' est un trip à velo qui fait énormement couler d'encres, et d' encouragements par ceux qui se sont lancés face aux inquiets , alors, grace aux topos et conseils de copains cyclos, nous aussi on veut y aller !


04 NOVEMBRE . THE BIG DAY !


Nous quittons Uyuni apres une big preparation, aidées par nos 2 copains cyclos genre anges gardiens, qui  ont reparé notre rechaud, revisé nos velos, nous ont offert des portes bonheur...vraiment une belle rencontre   !

 La surprise du matin, Ling, un cyclo Japonais, qui voyage depuis 2 ans et vient d 'ALASKA (il a roulé 20 000kms..) nous attend devant l' hotel...il part avec nous ! ah bon ?

les cyclos au cimetiere des locos





Ana "la bruja" (sorciere en español,ne rigollez pas, les Lamy copines, pour une fois c' est moi qui le dit...) n' est pas vraiment emballée..
." tu comprends Sandrine, on ne le connait pas, il parle ni anglais ni espagnol, on connait pas son rythme, et puis on est bien toutes les deux ! "
mais Sandrine " l' altruiste " de répondre ..."mais Ana, on ne peut pas le laisser faire la traversée seul, le pauvre, sinon il reste là ! "

et Ling sera un formidable compagnon de route...

Andrei et Gerard nous accompagnent pour quelques kms jusqu' au  cimetiere des locos, cette fois c' est l' heure de se quitter, hé ohhh il est midi les gars, c'est pas une heure de depart cyclo , alors hasta lueguo amigos, gracias para todo !

le nouveau trio au depart...



Nous empruntons la direction de San cristobal, par une belle piste  bien roulante, dans un decor de pampa grillée ...on posera le bivouac 50kms plus loin..


05-06 NOVEMBRE....NOS DERNIERS VILLAGES


On part en direction de San cristobal  puis enfin Alota, dernier village avant de rejoindre le coeur du desert du Lipez...on veut s' offrir une derniere nuit en pension, une derniere douche aussi.. ....


le Lipez commence bien pour moi...je fete ma premiere gamelle....
une belle descente, chouette, je pars bien emballée comme d' hab, mais Gabby part en luge dans un banc de sable, et moi je pars en vol plané de l' autre coté....

"""nooonnn !! pas pendant le lipez !!!"""
j' ai juste le temps de c
ette pensée avant de m' écraser sur mon épaule gauche, et de taper la tête au sol...
beaucoup peur, beaucoup mal, pour peu de mal finalement, vu les grosses pierres retrouvées autour de ma tète...bilan...
l' épaule et le bras gauche amorphe, un  scalpe de peau du crane,  et les cervicales coté droit  bloquées....mais surtout  l' impression d'avoir la tête sous un buldozer pendant les 50kms restant de la journée... mais mes supers coequipiers me prennent bien en charge, me ramassent, rassemblent gabby, et Sandrine me concocte une ordonnance de tonnerre..
cortisone, 3grs antalgique jour, baume du tigre...
je me fabrique une minerve avec chaufferettes et bandeau... le lipez a un bras pour moi, ca va bien commencer...


alota, village desert...



07  NOVEMBRE...ADIEU ALOTA, PROCHAIN VILLAGE DANS 300KMS AU CHILI...


Youhouuuu,  les choses serieuses et exitantes vont commencer !!! ...le "dueno" de notre pension nous indique comment rejoindre les pistes des lagunes...on souhaite quitter le camino principal , selon lui c' est tout simple, il suffit de passer entre les 2 volcans  que l' on voit au loin, puis au col il suffit de basculer  de l' autre coté et nous retomberons sur l 'autre piste principale, celle qui arrive de  san Juan...facile !!!!!

Forts de ces indications, nous prenons la route...nous ne sommes equipés que de cartes élaborées par des cyclos, la region n' a pas de carte precise... mais nous avons nos boussoles...et puis de l'instinct ! hi hi hi
dur dur ce matin le depart pour moi, la douleur dans la tete est partie, mais mon cou toujours bloqué et mon bras gauche n' a plus de jus, si je m' en sers je me reçois des décharges électriques...bizarre...on pense a un nerf coincé...Sandrine pour me soulager me kidnappe en douce ma cote- part de tente, s'inquiete régulierement de mon état, et Ling est plein de gentillesse...on forme une  équipe super soudée !

le clan des masques noirs...protection max du vent et soleil

Nous voila partis,avec une provision alimentaire de 10jrs environ, et une provision d'eau de 2jrs, soit 8litres, pour finalement affronter 36kms de montée, et 900m de D+.....ce qu' il va falloir  gérer c'est l'eau...mais sur la piste principale que nous allons rejoindre, il y a des possibilités de ravitaillos tous les deux jours, aux refuges des lagunes, établis pour les tours opérateurs..

Très dure cette premiere journée...mais le paysage devient de plus en plus sauvage, on traverse une superbe vallée de rochers, totalement arrondis par le vent et le temps, de toute beauté...il nous faut pousser 20kms ...j' ai ma strategie...pas bien rapide mais efficace....bras mou posé sur le guidon papillon, et bras droit tire le velo sous la tige de selle...c' est epuisé qu' on pose le bivouac a 4400m...Sandrine commence a avoir du mal a respirer, et Ling souffre d ' un velo bien trop chargé...

le trio dans la vallée des roches arrondis...


Mais on est heureux, demain il n' y aura plus qu'a  basculer de l' autre coté ! et on pourra recharger en eau, tout les deux jrs il y a des possibilités, il suffit de ne pas les louper !
Sandrine  se sent de moins en moins bien, aie, les premiers signes de l'altitude (grosse fatigue, vertige, perte d'appétit)....on ne peut s' empecher de se marrer  dans notre tente,  baptisée tente hopital, entre les nausées de l' une et les douleurs de l'autre, dans nos duvets oranges, on forme une sacrée équipe de jumelles toutes cassées !
Ling assiste a tout ca, tout sourire...on remarquera qu' il sourit tout le temps, meme quand ca va pas... :-)


08  NOVEMBRE....HEUUU MAIS OU SONT LING ET LES VELANDEUSES  ?????



Samedi matin, le  trio reprend  la piste......on continue à pousser, à monter, dans un paysage de plus en plus escarpé.....bizarre.......
et oui, on se rend compte que nous sommes bien au milieu de volcans, mais lesquels ?
il y en a de partout...et des pistes aussi...
mais  pas de passage de 4+4...on comprend que pour rejoindre la piste principale du Lipez, on a choisi un itinéraire peu frequenté, car les passages sont très escarpés et ensablés.....
on traverse un magnifique mi-salar, mi- lagune, on ne sait pas trop...les volcans ont des degradés de couleurs rouge orangé jaune...c est de toute beauté...


mi lagune mi salar....le premier inconnu du jour... 


soudain un 4+4, vite on le fait stopper !!!!!
," youhouu, savez vous si on arrive bientot a la laguna hedionda ?"
" ahhh mais vous n' etes pas du tout sur la bonne piste, la`vous allez vers la laguna salinas "
" et bien pourquoi pas, on ne la connait pas, il y a un refuge, et de l' eau la bas aussi ?"
" mais pas du tout,  il n' y a rien, on y va, rejoignez -nous la bas je vous expliquerai ""

  Et il demarre rapidement en nous laissant....bon, on a retenu qu' il n' y avait pas d eau, gloups,  on est au 2eme jour,   et nous devons vraiment recharger..c est fou ce qu' on peut boire avec l' effort et l ' altitude !.
Sandrine et moi n' avons plus qu'1demi litre a peine...sur les 8L du depart d ALota...Ling, il lui en reste 3L...ouffff
mais bon on va vite rejoindre le 4+4 et lui demander de nous depanner en eau...


on ne fait que pouuuuussssser......


3heures plus tard de poussage, toujours a 4500m d'  altitude, et seulement 15kms plus tard...apparait sous nos yeux  emerveillés une superbe lagune, habitée par des centaines de flaments roses....
sur ses rives, d'étranges ruines d 'un village...
le spectacle est à couper le souffle, cette lagune moitié sel moitié eau est d' une beauté incroyable...la lagune apparait et il nous faudra plus d 'une heure de poussage pour atteindre ses rives....nous marchons toutes les deux cote à cote, Sandrine toujours bien fatiguée par les effets de l' altitude,  et moi bien abimée par mes poussages à un bras.....d' ailleurs une enième chute du velo dans le sable me fait craquer de douleur et je fete mes premieres larmes Lipezienne...

Pourtant cette traversée dans ce sable ocre de toute beauté restera un souvenir tres fort pour nous deux...on se  soutient comme on peut...nous savons que le fameux 4+4 ne sera plus là, pfeuuu 3heures apres, et on n' a recroisé aucun vehicule...

 Ling est parti de l' avant à la recherche d' une source d' eau, et nous savons depuis midi que nous sommes perdus, entre deux pistes....bien sur il suffit de continuer celle-ci pour tomber sur la piste principale, vu que nous allons plein ouest, mais combien de kms nous separent de cette fameuse piste frequentée par de nombreux   4+4... ?
  on n' en sait rien, d 'ailleurs les kms ne veulent plus rien dire, on parle en jour et heure de poussage....


au loin la laguna salinas apparait......


notre big inquietude est l'eau, c' est terrible de se retrouver sans eau, à cette altitude, au milieu de montagnes de sable...on en rigole, on est samedi, je pense a mes proches en France, je m'imagine  ce qu' ils font.....

c' est un sentiment tres etrange qu 'on ressent tous les 3....
on pose le bivouac face a cette merveilleuse lagune...contre les ruines d' une maison..
Ling a recuperé et fait bouillir de l' eau de la lagune....
il faut garder les 3l pour demain, on est trois, on a pas le choix...
on trinque tous les 3 a cette eau souffrée, c 'est terrible l' odeur d 'oeuf pourri qui s'en échappe....je filme ce moment qui finit par nous faire rire...
ce village demoli nous intrigue vraiment...on n'a qu' une hâte, c' est connaitre son histoire ...un four à pain est intact, on ne comprend pas cette desertion...ce sera la premiere enquête que nous ferons en retrouvant du monde !

ce sera le plus beau et le plus sauvage bivouac de la traversée...nous sommes vraiment crevés, nous avons encore poussé plus de 20kms sur les 33 kms du jours, et passé un col a plus de 4600m...cette nuit il fera  moins 7degré, mais comme d'hab, avec notre super équipement, nous n' avons pas froid..

notre lagune adorée...salinas...



DIMANCHE 09 NOVEMBRE...ON Y CROIT FORT !

Au reveil, et tout au long de cette journée, pleins de pensées pour ma  maman ... alors petit message perso ...
""" bon anniversaire ma petite mouni !!!!! """ je calcule que pour la 5eme année de suite, je suis au bout du monde pour ton anniversaire...et je me dis que l' an prochain, je serai avec toi, c'est decidé ! """"
 Je t'ecris un petit message dans le sable, devant la lagune, que Sandrine immortalise avec moi devant... je suis persuadée qu'avec ton 6eme sens de mère poule, tu ressens  qu' il se passe des choses bizarres de notre coté...mais je me dis qu' on est dimanche, et en plus jour de ton anniversaire, alors je sais qu' aujourdhui tout va s'arranger !!
Il flotte une ambiance bizarre ce matin au bivouac, nous décidons de reprendre la route, nous avons hesité  à rester pour attendre un 4+4..mais finalement nous chargons nos bouteilles d'eau souffré, pastille micropur  a l'appui, et Ling nous partage sa provision d' eau pure....

remplissage de bouteille...gloups plus soif d' un coup...



LING  a cuisiné soir et matin a l 'eau de la lagune, Sandrine et moi avons preferé manger froid, et sec...l'odeur et les excrements des flamands rose nous emballent pas trop...ce sera qu 'en cas de soif extreme...on part avec nos 8  litrons troubles quand meme...

on reprend nos poussages plein ouest,  Zazie me chante en boucle que je suis un homme de cromagnon, un homme au coeur de Lion, je me sens d'un coup très resistante avec tout ca  :-) ...vous rigollez mais ca marche !

soudain, un vrombissement, youhouuuuuuuuuu un 4*4, on saute de joie et l 'arretons à grands bras !
 en 10sc on explique qu 'on ne sait pas où on est, et surtout on ne connait pas le prochain point d'eau,  qu' il ne nous reste que de l' eau de lagune,
un couple Bolivien adorable à son bord nous rassure et nous explique que nous sommes a 20kms de la piste...le touriste chilien a l'arriere saute du vehicule pour nous offrir de l 'eau en profusion....
un moment de joie inimaginable nous envahi !

notre 4+4 fournisseur de agua !


3 heures apres, nous arrivons sur la piste principale,  ou passe des dizaine de 4+4 playmobiles...
quelle joie de les voir et entendre !...
apparait sous nos yeux un panneau genre !" vous etes ici! "...en plein desert...surealiste et tellement rassurant !

Ce panneau indique   "l' hotel du desierto, " ...à 2 kms, hotel que j 'avais critiqué en apprenant sa nouvelle existence...
" mais a quoi ca sert ! y'a des refuges vers les lagunes, pourquoi faire un hotel au milieu de nul part "!!! 
et oui....
 et bien il sert  cet hotel, sans lui on se trouvait a 3jrs de la laguna colorada et donc à 3jours de plus de notre reserve d' eau..!!!! .gloups...

nous passons l' apres midi dans cet etablissement tout confort, le patron nous offre gratuitement  douche chaude et  mème une chambre...
c' est fou...
il a adoré l' histoire de l' eau de lagune, j'adooore la raconter en faisant des grands gestes qui simulent les tortions ventrales, ils en sont friands, hi hi hi, et ils roulent tous de grands  yeux en apprenant qu' on en a bu.....

au loin, l 'hotel del desierto


mais on finira par dormir dans notre tente car un chauffeur mécontent de notre présence, a menacé si nous restions dormir dans la chambre d 'accueil... 
cette apres midi de repos est un vrai plaisir, on parle avec de nombreux touristes et guides, et on apprend la veritable histoire du village abandonné, qui s 'appelle Calchi....
 il a été deserté il y a 15ans, trop de froid, de vent, et surtout pas d' eau...:-) ...
Ses habitants sont partis dans la vallée, principalement vers Alota...avec Sandrine, on l' aime trop ce village, croyez nous, on ne pourra jamais l'oublier !

Nous rencontrons a l' hotel deux jeunes belges tres sympas,  qui promettent de donner de nos nouvelles sur notre blog, on espere que la familia trouvera leur note ! Merci à Julien et Marie !!! 

Maintenant nous envisageons la suite du programme avec plein de legereté, bon la verité ca change guere de nos habitudes ca, hi hi , et c'est avec humour qu 'on repense à ces 3 jours un peu stressants !

Nous avons parcouru 250KMS depuis  Uyuni....soit un peu plus de la moitié...ce soir on se couche en rigolant de notre chance, mais aussi  de notre imprudence et  inconscience... gps et carte detaillée ne semblent pas inutiles finalement...
Une bonne nuit plus tard, cette fois par  moins 11degré....et la suite devra nous mener....


En quittant l ' hotel du desert, tous frais et dispos....


10-11 NOVEMBRE ..ARBOL DE PIEDRA ET LAGUNA COLORADA !



Nous quittons notre hotel del desierto apres un bon petit dej' à volonté.....les pauvres...face à des cyclos ne jamais proposer à volonté...! c' est curieux ce que l' on peut avaler !!!

on repart sur notre piste adorée et ensablée, on traverse une immense  vallée rouge entourée de volcans, c'est la fete aujourdhui, plus de denivellé...

Objectif du jour, dormir à l'arbol de piedra, curiosité en pierre, il s' agit d' un rocher sculpté en forme d' arbre, par le vent...30kms plus loin,...nous pousserons encore 20kms, mais les 10derniers seront pedalés, a chaque fois ça donne des cris de joies"""  wahhhouuuu, on rooooule !!!!! "
Depuis Alota et la rencontre du coeur du desert, on se maintient a 30kms jours... on ne peut pas faire moins, pour respecter un certain timing, quand meme, mais en meme temps on ne pourrait pas faire plus, on pose notre tente jamais avant 16h, et souvent sur les genoux !

Mais on recupère bien chaque nuit, et chaque matin j 'ai le sentiment de repartir en grande forme...

Pourtant chaque membre de l' equipée a des petits soucis...qui nous font quand mème bien marrer !

la traversée du desert pour chacun a sa maniere...


Sandrine souffre tjrs de l' altitude, avec des moments hauts et des moments plus bas, donc de la fatigue plus que d' acoutumée, c'est bizarre ces effets sur notre organisme, moi je me sens en  forme, hormis mes persistantes douleurs musculaires, et Ling....et bien notre Ling a des soucis digestifs  assez embetants depuis l' abus d 'eau de lagunes...je vous passe les details, hi hi hi ! mais au moins, l'équipe est bien equilibrée !

on arrive à notre superbe arbol de piedra, le spot de Sandrine, poser la tente devant, c'est clair que ça le fait grave, quand on connait son attrait touristique !!!

Ce soir grande cuisine, un guide nous a offert carottes et patates, les personnes croisées adorent nous offrir à manger, gloups on est deja bien chargé mais c 'est tellement gentil qu 'on ne se voit pas refuser ! les copines, ne rigoller pas, imaginez moi assise dans le desert, en train de peler et faire cuire une pomme de terre dans mon petit rechaud ,  moi qui en France n 'est jamais acheté un légume non deja cuit et  congelé de ma vie ! comme quoi...l 'influence du desert ...terrible :-)

C' est comme ca que j 'ai recuperé pendant cette traversée... 4 carottes et 4 patates , 2 mangues, et 1pot d'1 kg de confiture...qui a fini tout etalé dans ma sacoche...trop gentille on est, je vous le dis : -)

Sous un vent hurlant on va se coucher...ce sera la nuit la plus froide...moins 11degré...et comme d'hab, meme pas froid...mais notre Ling souffre du froid, il est mal equipé , on ne comprend pas ce qu' il a dans ses sacoches bondées...il n' a mème pas une 2eme polaire , alors on ne parle pas de doudoune ! mais il refuse nos propositions de prèt de polaire, pourtant elles ne sont pas toutes roses ! :-)

reveil a 6h agité...que ce passe-t- il...mon dieu...

des dizaines de 4*4 dans notre chez nous !!!
héééeéé mais vous exagerez ! !!!!!

en fait l'arbol est un spot de levé du soleil, gloups, mais le plus drole...c'est qu'au lieu de photographier notre arbol,  ...on devient la cible de leur objectif !!! A chaque passage de 4+4 on a le droit a de grands bravos, de nombreuses photos, encouragements, et c' est clair c est pour nous des moments trop marrants et encourageants,   mais là ca depasse tout, avec Ling on pose sur nos velos, on a meme droit a une interview filmée d' un Belge qui nous dit cash ....
""" pour moi vous etes des fous, un desert de sable en velo, dans le froid et a cette altitude,  c est un defi ou un pari , mais pourquoi?""
la reponse fut " c'est un trekking a velo, plutot qu'a sac a dos, et bien pourquoi pas ? "
 autant passer pour des illuminés, parce que ce qu' on ne veut pas lui dire, c'est que nous, l'arbol, on l' a eu pour nous tout seul pendant des heures, et meme une nuit entiere,  et lui , il a eu droit a 10minutes avec 10 autres vehicules...
et c'est a chaque fois pareil pour toutes les beautées de ce sud Lipez ....., et croyez moi, ca vaut toutes les traversées ensablées du monde...!!!!!!
MAIS CHUUUUT, faut pas trop le dire que c' est possible, ca risquerait d' attirer bien trop de monde....!!!

l ' arbol de piedra....


Maintenant qu' on est reveillé tot, on part pour la laguna colorada...objectif...se poser dans un refuge, si si ! et profiter de cette lagune d'une beauté irreelle, d' un rouge eclatant, connu pour etre habitée par les colonies de flamands roses les plus rares au monde....

on arrive en fin de matinée, on pose nos velos chez une mamita , reserve nos lits .....chouette, 1ere nuit a l' interieur depuis Alota, c 'est sur, il va faire au moins plus 3 degré ! ...

nous passons l' apres midi à flaner au bord de cette lagune, enfin, le vent dans ce secteur est tellement violent qu ' on tient difficilement debout, alors on flane aussi sur nos lits...et on passe du bon temps à  babasser avec les autres touristes, toujours aussi curieux, et c' est toujours avec plaisir qu on s' echange nos impressions voyages....


la laguna colorada



12- 13 NOVEMBRE...EN ROUTE VERS LES THERMES POLQUES


on part tot de la colorada, pas de bivouac à replier, et surtout on veut gagner du temps sur le vent.....chaque jour vers 11h il devient super violent et arrive à nous faire perdre l'équilibre, deja precaire..
cette traversée du desert, on la passe  ensemble mais beaucoup seul...
chacun marche a son rythme, son soufle, le vent et l 'altitude empeche toutes conversations, on reste tjrs a vu les uns des autres, mais on reste dans notre monde de reve et d 'observations...
et lors de nos nombreuses poses "rassemblage", on peut alors partager...

c est pour nous tous une traversée du desert, dans tous les sens du terme....mais je pense que ça nous fait un bien fou !

Bonne nouvelle, depuis l' entrée dans le parc national AVAROA, aux portes de la laguna colorada, et bien on roooooule vraiment !!!

le paysage reste toujours sublime, dur à decrire, je sais que l ' album le fera  bien mieux que moi, on s' eleve de plus en plus, on va passer un col proche de 5000m...

le vent est si fort qu' on pourrait s envoler....


.On tient le choc, mais quelques nouveaux symptomes apparaissent, qui nous font mourir de rire chaque matin...
 """" ahhhhh mais t'as vu ta tete ???
ben non,  pourquoi ?
et bien , tu es ENOOOREMEMENT ENFLEE !!!!! """"
On aura dormi pendant 10 jours entre 4400M et 4800M....faut pas s' etonner de goooonfler....

on pose le bivouac à plus de 4700m, pas le choix, on a pas le temps de passer le fameux col proche de 5000m...comme d'hab on a fait nos 30kms et on a calé....

cette nuit le vent sera tellement fort qu 'il arrivera à tapisser l'interieur de  notre tente de sable, il fera  moins 7degré, et plus que jamais cette nuit là on aura la sensation d 'ettouffer ....
on se rassure, on ressent les memes sensations d oppressions, on en parle la nuit """ ca va pas, tu opresses ?? """
 on sait tres bien que le manque d 'oxygene en est la raison, alors on se redresse, et on souffffllle.....on se caaaaaalme...et on finit encore par en rigoller !

13 novembre, on file vers une destination qui nous emballe !!!!

imaginez........se baigner dans des eaux chaudes naturelles à 38 degré, alors qu' il gèle dehors....ce sont les thermes polques, au bord du salar Chalviri, encore un paysage qui dechire tout, point de vue beauté !

Alors pleins d' entrains, on fonce tous les 3 vers  notre prochain objectif bivouac, la nuit agitée est vite oubliée...nos narines sont chatouillées par des odeurs d 'oeufs pourris, on passe a proximité des geysers sol de mañaña, ce sont des fumerolles s' echappant du sol, faut pas oublier qu' on est dans une region volcanique en pleine activité, a 4990m d 'altitude...

on s' offre ensuite une belle descente sur la laguna chalviri, youhouuuu on est ravis, on va dormir un peu plus bas, vers 4400m d' altitude...mais surtout se tremper et faut le dire, se laver, dans ses eaux  bouillantes...

ouuuf pas d' autre touristes, on a moins honte d' exiber nos jambes velus et l' odeur de fauve qui va avec....hi hi hi

dans les thermes d eaux chaaaaudes....


il faut nous voir tous les 3 , rigoller et nager....quand soudain....

Des  cyclos !!!! """ héé amigos ! incroyable, nous aussi on est cyclo !"

"" On le sait, 2 francaises et 1 japonais, vous etes supers celebres dans le desert,
depuis qu' on nous a dit que vous aviez un jour d 'avance sur nous, on essaie de vous rattrapper ! """
incroyable....et  quel plaisir  de se retrouver ....

Nous voici à 6 cyclos, 2 allemands et 1 francais de plus, le 2 ème francais, trop malade, se fait poser par un 4+4 à San Pedro...
On demande a la mamita du refuge de la lagune, si on peut dormir sur son plancher pour quelques bolivianos...il n' y a qu' un refectoire pour les agences aux thermes, pas de chambres...

laguna chalviri, des thermes polques


Et nous voila tous les 6 bien installés pour la nuit,  on decide de finir les 2 jours qui nous separent du Chili, tous ensemble...5 velos classiques et 1 couché, c'est clair, nous aussi on va tenir de la place sur les pistes !

14 NOVEMBRE ..VERS LAGUNA  VERDE....

mon dieu.....je suis tellement gonglée ce matin que ni mes mains ni mes pieds ne veulent rentrer dans leurs habitats respectifs..c'est à dire gants et pompes....
je peux a peine cligner des yeux, que de fous rires, mais franchement je me sens aussi gonflée de l' interieur que de l' exterieur et cette fois c'est flippant !..resppppiiiire......heuuuu Sand, t'es sur que je vais redevenir normal un jour?

moi aussi à ma maniere je suis touchée par le mal des montagnes, Sandrine va mieux, ses symptomes sont assez cycliques mais elle arrive à garder le rythme malgré tout !
notre Ling, lui, aime dire qu' il est fatigué, mais on n'en sait pas plus...:-)

C' est  temps de redescendre....trop de nuit et d' activité trop haut, c est clair...
meme si on se sent bien, le corps commence a dire le contraire...

on quitte le plancher tres tot, a 6h la mamita prepare des petits dejeuners pour les tours operateurs...aujourdhui nous voulons rejoindre la laguna verde,  au pied du Licancabur...40kms nous separent, nous allons emprunter la piste qui traverse le desert Dali, nom donné a cause de la ressemblance de certains tableaux du maitre, avec ce paysage coloré et parsemé de gros rochers....
on passe un col a 4800m pour ensuite redescendre dans une vallée de sable blanc...

depart des 6cyclos...


La laguna Blanca, voisine et presque mitoyenne de la laguna Verde, nous apparait en contrebas, des kms avant.....le vent est toujours present, la petite troupe agrandie progresse lentement  ...les 4+4 se marrent en regardant   notre caravane, nous aussi d' ailleurs...

Sandrine et moi posons notre tente devant la laguna Verde, à quelques metres de ses eaux mousseuses, les garcons partent plus loin se proteger du vent contre une maison en ruine ...mais nous, notre trip c'etait de dormir DEVANT cette lagune, qui a un gout de fin de traversée...on est a quelques kms de la frontiere......

bivouac a la laguna verde



15 NOVEMBRE...ARRIVEE A ATACAMA...!!!.

 les garcons nous rejoignent au refuge blanca, on s' offre un big petit dejeuner avant de quitter le parc national...et passer la frontiere... 65kms nous separent de San Pedro de Atacama, on va perdre plus de 2000m  d' altitude et gagner plus de 25degré.....


il nous reste plus que 16 petit kms Boliviens...nostalgie....cela signifie fin du Lipez, mais aussi de ce pays qui nous a si bien accueilli....
à la sortie du parc Avaroa je retrouve notre ami, employé du  parc national, qui sillonne en moto les abords des lagunes  , et qui nous a longuement parlé chaque jour depuis colorada...

il s' approche de moi et me sert dans ses bras, en me disant, " que le vaya bien, tengo un recuerdo para ti" tout en m' offrant une carte postale de sa lagune.....
la gentillesse et simplicité Bolivienne...tout ce qu' on a tant aimé....et qui va tant nous manquer !


dur dur....je sens que j' attrape le lipez blues !!!!! je ne sais pas si je suis heureuse ou malheureuse dans finir....
pourtant, si cette traversée n'a été que beauté, ca n'a pas été toujours facilité...

Finalement la traversée du  LIPEZ,  c'est un peu comme un amoureux qui rend malheureux...
 on en rêve longtemps, on se bat pour le conquerir, il nous fait beaucoup souffrir,  et quand enfin on arrive à le quitter, il reste notre plus fort et plus beau souvenir....

Un panneau au milieu de nul part indique Chile,.....j'ai super peur de traverser....
au-dela, ce sont les deserts  chiliens, arides, et les cotes du Pacifique....

nous dévallons tous les 6 les derniers kms.....pour arriver a SAN PEDRO....

frontiere chilienne....



En 12 jours, Nous avons parcouru 460 kms  et vecus 10jours a plus de 4400m d'altitude dans un univers de sable et rochers......c'est vraiment dur d' atterrir apres une telle traversée...


 Pour l'heure, les velandeuses vont se poser aàSan Pedro, mais ce qui est sur, c'est que leurs reves vont etre peuplés de lagunes, sable et flamands rose pendant quelques nuits encore......

Ana

Par Les Vél' Andeuses
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Dimanche 16 novembre 2008

Je ne pouvais pas rester là sans rien dire, après 12 jours d'exil, d'émotions et de difficultés.
Ana a très bien résumé notre périple (quel talent cette petite !! ;-) donc je ne vais pas réécrire le récit de ces qq jours passés dans le désert, mais je voulais juste partager quelques-unes de mes impressions et de nos galères !!

Le Lipez a 2 facettes : beau et dur à la fois. Beau parce qu'il recèle de merveilles, au détour d'un sommet, d'un virage... lagunes colorées, salar, geysers, sources d'eau chaudes, dégradés de couleurs à vous en couper le souffle... autant de beautés en si peu de jours finalement, c'est plus qu'il n'en faut pour nous rendre heureux. Sans compter ce que l'on n'a pas vu car le Lipez est connu par son "chemin" traditionnel, mais ce désert détient en fait moultes endroits inconnus et superbes : on nous a parlé de la lagune céleste aux couleurs bleutées, la Salinas où nous nous sommes perdus est aussi très peu visitée des tours operateurs. Tant mieux pour ceux qui ont la chance de s'y perdre me direz-vous ! Mais n'oublions pas que le Lipez reste un désert, dont les pistes sont sans cesse renouvelées par le climat et le vent, donc en permanence ensablées, cahotiques et très peu roulantes sur certaines portions.
Même s'il est un défi pour bon nombre de cyclos, il demeure très faisable aujourd'hui avec beaucoup de motivation car le flot touristique apporte une certaine sécurité, et les refuges ou hôtels, des points d'eau sûrs tous les 2 jours. Il est vraiment difficile de se perdre (on ne rit pas, OK ??!!! :-), si on suit consciencieusement les pistes de 4*4, même si elles s'étalent sur plusieurs centaines de mètres (au pire, on fait 2 à 3 kms en plus).
L'avantage du vélo, c'est qu'on peut prendre le temps, alors que les jeeps ne s'arrêtent que qq minutes. On peut choisir le moment idéal pour faire nos photos, bivouaquer devant un superbe coucher de soleil, se lever le matin et capter les premières lueurs du jour sur ces sites fabuleux, se poser et contempler tout simplement le paysage. Ces moments de solitude et de pause m'ont fait revivre tellement de souvenirs, rêver mon avenir... beaucoup de pensées ont traversé mon esprit durant ce Lipez et c'était bon !! J'ai pensé à vous ...

Un petit condensé des "aléas" du Lipez :
-La grosse galère pour les vélos, c'est LE SABLE !!! On croit qu'il est tassé alors on remonte sur le vélo et 50m après, on s'enfonce à pleine roue !! Alors il faut pousser, mais le souffle est court à 4000m, alors on pousse... 50m, puis 100m et puis, on s'arrête, on souffle...on regarde le copain devant qui a exactement le même rythme et on recommence inlassablement les mêmes figures, sans broncher... faut avancer... vitesse moyenne au compteur : 3.5 Kms/heure... Pffff.... on n'est pas rendu !!!
-Autre grosse galère : LE VENT !!! Galère pour rouler car on l'a toujours de face ou de côté, galère pour monter la tente et pour cuisiner !! D'ailleurs, lors de notre bivouac devant la laguna Verde, au petit matin, un vent terrible et glacial nous a motivé à plier la tente sans déjeuner. Mais hoooooorreur... une minute d'inattention de notre part oú nous avons làché prise et la tente s'est mise à partir dans les airs et nous, à courrir comme des dératés après une toile folle. Bilan : essouflement total (nous étions à 4400m) mais toile récupérée et fou rire assuré !!!
Bref, on sait maintenant que dans le Lipez, bah y'a toujours du vent !!!
-LE MAL DES MONTAGNES : il te coupe les jambes de bon matin, après une nuit à oppresser. Il te casse le moral car tu n'avances pas, pas de jus, pas d'envies, pas d'appétit (même pour le chocolat !!!:-)...
-Mes doigts crevassés...........aiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!! Impossible de faire cicatriser avec des doigts toujours pleins de poussière... tu vas chercher un truc dans ta sacoche degueu, alors que tu viens de te rincer les mains au gel antiseptique qui sent bon, et v'laaaaaaaa.... comme si t'avais rien fait !!! Grrrrrrrrrr.....
-Sortir faire pipi la nuit, dans le froid glacial, mais il te faut d'abord dézipper ton sac de couchage, sortir de ton drap de soie, enlever tes chaussons duvets, dézipper la 1ère fermeture de la tente, enfiler rapidos tes chaussures parce que làaaaa, ca uuuuurge, dézipper la seconde fermeture externe de la tente........ pour enfin te soulager la vessie et constater que....... oh misère.... t'as pas pris le bon sens du vent et tu es en train de te faire pipi sur les pieds !!! Pffff

-Faire sa toilette à la lingette : j'ai hoooooooorreur de ca !!! mais bon, c'est mieux de sentir bon...surtout pour la copine !! Sans oublier le crémage de fesses tous les soirs à la Nivéa : terribles les frottements de la selle, on se retrouve avec un érythème fessier de bébé et on comprend mieux les pleurs des petits bambins devant des fesses enflammées car ouiiii, ça fait maaaaaaal, surtout qu'en on remonte sur la selle le lendemain !! lol

-Manger la même bouffe fade que tu peux plus voir en peinture (cornflakes du matin, soupe/pates du soir, saucisson/pain du midi)... Oú est mon Pollo / Fritoooooooooooooooo ??????
Voilà... le Lipez, c'est pleins de petites galères pour les cyclos, mais tellement de bonheur dans les yeux, le sourire aux lèvres, la joie d'un nouveau jour qui commence avec son lot de surprises, de rencontres, d'encouragements, son sentiment de liberté ... 
Bravo à Ana qui a enchainé les étapes sans broncher, avec une épaule en mauvais état. Elle est têtue et dure à la douleur, j'ai pu voir très rarement sa souffrance mais je l'ai ressenti. Chapeau pour cette épreuve !!!  


LIPEZ, 
Nous t'avons désiré, avec beaucoup de ferveur,
Aujourd'hui, tu es devant nous, il est l'heure,
Encore quelques kilomètres nous séparent de toi,
Et bientôt, nous foulerons ton sol en émoi.

Et voilà bien des difficultés pour te retrouver,
Depuis Alota, nous nous sommes égarés,
Puisque multiples pistes se sont dévoilées, 
A nos yeux déjà émerveillés.

A court d'eau, il nous faut pourtant nous réapprovionner,
Quoi de mieux qu'une eau de lagune soufrée ! :-)
Au 1er 4*4 croisé, notre route enfin confirmée, 
C'est à l'hôtel del Desierto que nous serons sauvés.

Nous arrivons à l'Arbol del Piedra, 
Après une journée de Calamina,
Ambiance rocheuse et pierres majestueuses, 
Taillées par le vent et l'usure du temps.

Satané mal des montagnes, 
Tu fais de nos nuits, une longue attente essouflée, 
Tu prends nos forces et notre moral enjoué,
Mais nous ne cédons pas à l'envie d'avancer.

Ohhh, Laguna Colorada
Tes couleurs se révèlent à nos yeux, 
Ta robe rouge au voile blanc soyeux, 
Fait le bonheur des flamants roses gracieux.

Il faut te mériter, Lipez,
Car tu sèmes notre chemin de difficultés,
Entre piste de tole ondulée, ensablée et ventée,
Il nous faut malheureusement souvent pousser !

Mais on nous avait prévenu, 
Que le Lipez, c'était pas pour les glandus ! 
Malgré un bras foutu et un mal aigu, 
On t'a vaincu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Hi hi hi


Bisous à tous.
Sandrine 

Par Les Vél' Andeuses
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Mardi 4 novembre 2008

Un rapide dernier coucou avant notre traversée tant attendue du sud Lipez...moment intense du voyage, aprés le salar...
Nous venons de passer encore 2 jours sympas á Uyuni, en compagnie de nos amis cyclos Gérard et Andrei, une vrai providence pour nous !!! Nos bicy ayant besoin d'un petit coup de neuf avant le grand départ, ils nous ont été d'une aide bien précieuse pour trouver un soudeur pour santiago, une bicycleteria fiable pour nos divers réglages !! 
Hier soir, nous avons assisté ensemble á la féte nationale de la Toussaint (en Bolivie, chacun cuisine pour les autres et tous partagent autour de quelques verres de Chicha (le fameux alcool de mais local). La féte dure 3 jours, en soirée. C´était pour nous une belle facon de cloturer notre passage en Bolivie, avec tellement d'images en téte encore !! 
D'ici 500kms et une quinzaine de jours, nous serons au Chili : autre culture, autres rencontres...surement pleins d'aventures encore á vous faire partager...
Ce soir, les sacoches sont fin prétes. Quelques heures passées au Mercado pour faire le plein de victuailles pour 10 á 15 jours d'autonomie : 2kgs de pastas chacune, soupes á gogo, une vingtaine de snickers (si, si, trés énergétique et surtout trés bon !!!), plusieurs kgs de mélanges de céréales pour carburer á mort le matin... mais rassurez-vous, grace aux tuyaux de plusieurs copains cyclos,on a partagé nos provisions  et avons solicité un tour operator pour nous livrer une partie de la bouffe á la Laguna Colorada (environ mi-chemin).
Nous commencerons le Lipez par la traversée de San cristobal, une toute derniere ville miniére, a 100kms,(donc on espere pouvoir manger une derniere fois dans une petite gargotte locale... mmmmm, on aime trop ca en fait, ce sont  nos meilleurs repas !!), avant de rejoindre la piste des Lagunes et nous en mettre plein la vue et pleins les mollets ! gloups ! Pas de panique, la carretera est parcourue par de nombreux 4*4 de touristes, donc nous ne serons jamais vraiment seules !! 
Départ dans qq heures, aprés une bonne nuit de sommeil (á l'hotel, c'est comme á la maison, tellement les lits sont trop bons !!!). Nous passerons par le cimetiére des trains (á 4 kms d'Uyuni) en compagnie des garcons pour un dernier au revoir avant de continuer notre route, comme d'hab., en duo, mais bien synchros et solidaires, une bonne équipe de nanas.        
Hasta Luego... nous avons toujours pleins de pensées pour vous tous et vos messages (sur le blog ou privés) sont toujours de grands instants de bonheur pour nous. 
Que tout aille bien pour vous.
Sandrine 

    
   

Par Les Vél' Andeuses
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Dimanche 2 novembre 2008
Ahhhhhhhhh les zzzamis ! changement de programme !! allez vite chercher vos lunettes de glacier, chaussez - les sur votre petit nez, accrochez vous, c' est partiiiiiiii , les velandeuses vous emmenent dans le plus vaste desert de sel  au  monde !

On pensait vous faire partager tout ceci en arrivant au Chili, apres notre traversée du Lipez, car la connection est difficile ici, mais  on revient de ces 3 jours tellement gorgées d' emotions qu' on a decidé de prendre sur notre temps de "" reposage et flemmardage"" pour vous  montrer cette magie... 
3jours de toute beauté et 200kms plus loin , voila ce que nous a inspiré le salar.....

Le salar est un ancien lac asseché,
dont il ne reste plus que la blancheur aveuglante du sel, a perte de vue...12000km2 de surface plane et dure comme du roc, a 3650m d'altitude...c' est parait - il la surface la plus plate  au monde...allez faire un tour sur google earth, pour vous rendre compte...
Le salar a vraiment besoin d'un article et d'un album pour lui tout seul....


Le salar est une personnalité a lui tout seul....
Dabord il se merite...pour le rejoindre nous avons du souffrir 30kms sur de la calamina, la pire piste du cycliste, une tole ondulée si dure qu'elle vous broie le dos, les fesses, le cou....avec un vent de face qui nous a fait progresser a 7km heure de moyenne...
Le salar est tres fier ...il n'offre pas facilement sa photogenie, surtout pas  au visiteur pressé...il faut le comtempler au lever du jour et au coucher du soleil...sinon il n' offre qu une vision blanche ultra aveuglante, de 10h a 16h....mais malgré tout  il reste de toute beauté... helas la plupart des tours operateurs n' organisent qu' une excursion de quelques heures...triste pour les visiteurs, bonheur pour le visiteur  solitaire comme nous !

Le salar en velo, c'est vraiment le sentiment de rouler sur la lune, sa blancheur, son arrondi a l' horizon, ses hexagones tel les crateres qu on observe sur notre astre nocturne....c'est completement envoutant, irréel, hallucinant...
c'est le silence absolu, troublé uniquement par le crissement de nos pneus qui ecrasent les cristaux de sel....
c'est tellement vaste que les 4*4 qui le sillonnent nous apparaissent comme des autos playmobiles, qu ' on voudrait attraper d' une main....
Quand on roule sur le salar, on se croit  seul au monde, on peut rouler les yeux fermés, aucun risque de louper un virage, heurter une voiture, rentrer dans un mur...les ilots  que l'on distingue  a l horizon sont a plus de 80kms...on est tranquille un moment....j ai pu faire une chtit' sieste americaine et reposer ainsi mes yeux !

En effet,  au milieu du salar, tronent de rares  ilots rocheux, d origine volcanique,  ...notre traversée du salar avait pour objectif de rejoindre l isla Incahuasi, une superbe ile envahie de cactus geants, et millenaires, a 80kms environ de Colchani, le petit village qui borde le salar...et qui vit principalement de la recolte du sel...

Amées de nos boussoles, coordonnés du village noté, (trop fooortes les girls ! :-) et  du  volcan Tunupa, (belvedere et super point de repere du salar) nous partons a sa recherche.....

Notre ile apparait au loin, au milieu du salar,  tel un mirage, d'abord flottant au dessus de l'horizon, curieux phenomene,  puis grossissant de plus en plus...visible a notre oeil pendant 50kms environ, on croit ne jamais l' atteindre.....a notre arrivée on est surprise par des 10zaines de 4*4 alignés, oups, dur retour a la realité...

Eux ont l'air encore plus hallucinés de nous voir....
2 extra terrestres a roulettes au milieu de cette immensité...certains viennent nous abordés, tellement intrigués de cette traversée....
Mais la verité c' est que le salar est un leurre pour le visiteur a moteur...il a l'air d'etre impenetrable, inabordable autrement qu' en 4*4...
j 'avais eu cette impression de difficulté il ya deux ans....peuuuuffff !  c 'est tellement faux....enfin ca depend de son humeur.....
Le salar est capricieux, s'il est bien luné, on pourra filer sur son dos a la vitesse d'une fusée, mais s'il est d'humeur  venteuse...alors c' est a 7kms heure qu'il faudra se cramponner pour le sillonner...

Mais pour les velandeuses le salar s'est montré le paradis du cycliste...deja par sa beauté, mais surtout par son sol,  cadeau innatendu comparé a tous les sols rencontrés !
 il suffit de partir avec une bonne provision d' eau, de se proteger de sa reverberation, et c'est parti pour le paradis terrestre....

On roule, des heures durant,  la tete liberée , mais aussi  pleine de pensée ...
je pense  notamment a mes 6 amis " 100% ", avec qui j ai sillonné ce salar il y a deux ans mois pour mois, en 4*4, derriere la vitre j'avais trouvé mon  reve , revenir le sillonner en velo, et voila, mon reve c'est realisé, ahhhhhhhh mais snnnnnniiiiiiiiiiiiif ca veut dire que je n ai plus de reve !!!!
Mais le salar est un faiseur continuel de reve,...et il m'a fallu quelques minutes pour en avoir un nouveau, celui d'y revenir avec ma famille, pour leur faire decouvrir ce lieu merveilleux...

Le salar rend nostalgique aussi, on se sent tellement petit et un peu seul face a lui...aujourdhui nous sommes le 01 novembre, féte de tous les saints, je ne peux pas m' empecher de rouler en pensant a mes proches reunis, et aussi a ma meilleure amie, pour qui c'est un jour bien difficile aujourdhui..... c'est la gorge nouée et les yeux embués que je vais le parcourir aussi....

Mais le salar est aussi bien facetieux, et nous reserve  plein de moments joyeux !


il offre un terrible terrain de jeux...mais ca je vous laisserai en decouvrir plus dans l' album...faudra etre un peu patient....on est en train de charger les photos...
..bon j'avoue on l'a bien aidé car on est un peu magicienne aussi...pas mal, hein ! :-)

3jours durant on a roulé sur la lune... on a méme fait plus fort que Neil Amstrong !!
 Ben oui, on ne s'est pas contenté de marcher , bien emmitouflé dans de grosses combinaisons, nous, non non  on y a pedalé, a la force de nos petits mollets, mais en plus dans le plus simple appareil !!!

Hi hi hi bande de curieux, je vous vois, vous etes en train de  lacher mon article pour foncer sur l 'album !!!
Et mais  revenezzzzzzzzzz !!!

Et oui, le nouveau leitmotiv des velandeuses c'est "roulé leger " :-)
mais bon on nous a toujours dit que le froid s' attrapait par les pieds et la ´téte, alors  on garde le bonnet et les chaussettes...
qui a dit qu'il gelait sur le salar ?

Le salar est parfois super grincheux, il nous offre un premier bivouac sans un brin d'air, merveilleux, mais le 2eme, surement fatigué détre defiguré par notre tente, genre un petit champignon bleu, il nous a hurlé sa furie une bonne partie de la nuit, menacant d'arracher notre tente....

nous sommes donc reparti le 3eme jour, lui surement ravi, car il nous a offert un vent nous poussant vers sa sortie , avec un 25kms heure de moyenne., et sans effort...!!

Vous voyez combien le salar est une personnalité a lui tout seul
, et c'est comme ca qu on l' aime !

Voila les amis, la magie du salar s arrete a Uyuni....
Village ou nous venons de revenir pour preparer un nouveau et long voyage....depart dans deux jours pour une traversée entre lagunes, volcans , vents hurlants et envols de flamands roses....

un nouveau voyage qui nous menera au Chili....

Avec le salar s' arrete notre voyage dans la derniere ville de  Bolivie...ahhhhh mais c'est trop triste !
nous y avons parcouru 970kms
....quand on repense a tout ce parcours, de la zone amazonienne, au plateau Andin, de 400M a 4000M d Altitude, tous ces paysages si differents  semblent faire partis d' un autre monde....
Mais , comme je viens de le dire,un nouveau voyage nous attend....


Adios amigos, Con todo mi carino...!!!

Ana
Par Les Vél' Andeuses
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